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SÉANCE SPÉCIALE 11 – GÉOLOGIE PLANETAIRE COMPARÉE: ÉQUIVALENTS MARTIENS ET LUNAIRES DANS L’ARCTIQUE

Gordon R. Osinski (L’Agence spatiale canadienne) et Pascal Lee (Mars Institute, SETI Institute, & NASA Ames Research Center)

Nous vivons une période exaltante dans le développement des sciences planétaires. Il y a maintenant plus de missions spatiales robotisées en cours qu’en aucun autre moment de l’histoire. L’Homme retournera sur la lune d’ici 10 à 15 ans et, un jour, il explorera Mars en utilisant la lune comme base de lancement pour valider ses technologies et y conduire des recherches scientifiques. La planète Mars est particulièrement intéressante en ce qu’elle est le corps céleste du système solaire qui ressemble le plus à la Terre et qu’elle a , comme la Terre, une longue histoire d’activités hydriques. Les missions en cours, comme celles des Rovers d’exploration martienne de la NASA et celle de la sonde Mars Express de l’Agence spatiale européenne (ASE) produisent une abondance de nouvelles données qui devraient améliorer notre compréhension de l’histoire géologique de Mars et de son histoire biologique éventuelle. Cela dit, l’étude de Mars devra débuter à partir et par comparaison avec nos connaissances de la planète Terre. Les analogues terrestres sont ces situations sur Terre qui peuvent être comparées, sous certains aspects, aux particularités géologiques et/ou aux caractéristiques environnementales, actuelles ou passées, de Mars ou d’autres corps célestes. L’Arctique offre de nombreux sites d’analogues possibles, dont de vastes régions de pergélisol continu, des déserts polaires, des cratères météoritiques, des paysages glaciaires, des sources perpétuelles, des lacs englacés, et des habitats biologiques uniques. L’objectif de la présente séance est double : 1) mettre en lumière la grande variété d’études d’analogues en cours dans l’Arctique, et 2) favoriser les collaborations entre les milieux des sciences de la Terre et ceux des sciences planétaires.


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